après la mort

Partant du principe qu’avant la naissance on est esprit, après la mort, on le redevient progressivement, à part entière, à mesure que le corps, non charnel, se fluidifie. Puis comme entraîné, invité à traverser un sombre monde d’entités, qu’il faudra dépasser, ne veut pas dire dans tous les cas, que la condition du moment serait objectivement connue ou reconnue. Elle pourrait être expérimentée inconsciemment. C’est à dire que sans pour autant réaliser l’état, des impressions imprègneraient malgré tout l’esprit, pouvant être assimilées à des sensations diverses.

Durant l’étape précédant la mort, des textes mentionnent une sorte d’évanouissement ou d’endormissement. Il s’agirait d’un temps d’adaptation avant de recouvrir un quelconque éveil, permettant une reconnaissance de l’état d’après la mort et de ce fait, de sa propre mort. D’ailleurs, Jésus demeura sans manifester aucun signe de vie, durant les trois  premiers jours de sa mise au tombeau. On pourrait supposer que durant ce temps, il ne serait guère aisé pour tous, d’émerger de cette sorte d’endormissement, non du à la mort, mais plutôt à la nouvelle condition, à la nouvelle ambiance dans laquelle l’esprit se trouverait, non encore parvenu à se retrouver ni à savoir ce qu’il est devenu. C’est pourquoi, dans un premier temps, le défunt ou la forme éthérique, peut très bien participer à son cortège mortuaire sans comprendre, et sans établir de lien avec lui même, du moins, celui qu’il était sur un plan matériel, d’où il se détache, progressivement.

Par ailleurs, la notion du sacré, du spirituel ayant participé de la vie d’un individu, pourrait être un apport concourant à la reconnaissance de sa nouvelle condition, mais ce n’est pas obligatoire. Cependant la messe pour un mourant ou la cérémonie appropriée selon le culte pratiqué est indiquée. Elle n’est pas sans effet. Profitant au défunt certes, mais pas tant à sa dépouille, mais plus particulièrement à son esprit, favorisant ainsi l’élévation de son âme, proche de son corps non charnel, l’accompagnant. L’âme, ne serait ni dissociée ni associée au corps astral ou au corps non charnel, si l’on préfère. Elle serait sa qualité, son rayonnement ou sa noirceur.

De plus, la messe en général, dont celle célébrée à l’intention d’un défunt, ainsi que tous rituels comprenant des sacrements, des actes ritualistes, tend à rejoindre dans sa forme un principe supérieur sur un plan non matériel. C’est ce qu’il faudrait comprendre. Une fois le point atteint, un retour s’opère, créant un état de sérénité ou un état de grâce qui se diffuse et se communique en pénétrant la partie supérieure de l’être. Dans notre sujet, c’est bien à l’esprit qui a quitté le corps mortel que profitent les bienfaits d’une intention formulée avec dévotion. Non au corps charnel qui n’est plus qu’une enveloppe vide de toute vie. A condition que les membres de l’assemblée, officiant compris, ne languissent pas la fin de la cérémonie pour aller vaquer à leurs occupations, mais qu’ils participent, unis dans la prière et le recueillement à cette formulation, qui devrait être soutenue d’une pensée dirigée à l’intention du défunt.

De cette manière, une formulation prend vie, elle atteint son but. De même elle touche d’autres êtres spirituels et d’autres forces spiritualisées, sensibilisées à cet effet, au-delà du monde invisible entourant la terre. Quelle que soit la tradition, la cérémonie pour les morts est un appel, produisant un rappel pour l’esprit du défunt, mais produisant également un effet sur un plan supérieur, que nous ne pouvons pas analyser, faute de ne rien savoir. C’est utile à l’esprit du défunt. Sont utiles, les intentions personnelles, les paroles que l’on pourrait prononcer à voix haute, sans avoir honte. N’oublions pas que dans bien des cas, le mort entend. Cela ne veut pas dire que le défunt établisse un lien direct avec celui qu’il a été, mais ça pourrait le rattraper par la suite.

Sur un plan éthérique, puis astral, et non astronomique, l’esprit d’un défunt récemment parvenu à ce stade, peut très bien demeurer comme un spectateur sans le savoir. Selon les tendances et la manière dont il aura vécu sa vie, il pourrait attirer ou aimanter des entités de mêmes natures qui le reconnaîtront, sans pour autant ne s’être jamais connu, donc autant de bonnes que de moins bonnes. Car quand bien même on pourrait supposer n’avoir pas de reproche à se faire, ce qui serait rarissime, avouons le, des courants divers de pensées, et autres, se retrouveraient, tout prêts à accueillir les nouveaux arrivants et qui plus est, leurs auteurs.

Par Maurice Guinguand : « Les idées-formes, qui sont des idées pensées avec vigueur et intention, se développent et tournent à la surface de la terre dès qu’elles sont émises. Elles peuvent être dirigées contre des êtres connus ou inconnus. Il ne s’agit à ce moment que d’une mise en phase volontaire ou involontaire sur une même longueur d’onde. Plus dangereuses sont les idées-groupes.. ».

Nous avons parlé d’un plan métapsychique de la pensée au sujet : les chrétiens et la sexualité. Mais l’explication suivante par Maurice Guinguand complémentera le sens, perdurant, (c’est logique), après la vie : « Nous mêmes, nous ne sommes pas conscients du fait qu’une idée, pensée profondément, puisse être créée une fois pour toutes et graviter jusqu’à la limite des temps. Cependant, toutes ces idées non captées se retrouvent au moment de la mort, quand l’émetteur du monde-matière va passer dans le monde-fluides. Elles reviennent vers leur auteur, et c’est ce qui peut faire poids ou contrepoids dans la balance du jugement particulier.

     Parmi toutes ces idées-groupes, il y a évidemment réunion des esprits inférieurs et supérieurs, et, dans leur rotation dans l’aura de la terre, dans le monde subtil et celui de la pensée, peuvent s’intégrer d’autres êtres incréés répondant aux mêmes vibrations. »

Ainsi l’environnement dans lequel l’esprit d’un défunt chemine dépendrait de plusieurs facteurs, et pourrait être aussi paisible et agréable qu’apeurant et déroutant. Et tout en participant sereinement ou en subissant péniblement, il pourrait en être inconscient. Ce qui ne sous entend pas que les perceptions seraient ensommeillées jusqu’à dispenser le sujet de toutes émotions. Pensons à l’âme qui n’a pas (de notre point de vue) de raisonnement propre mais qui s’est imprégnée de tous les penchants d’un individu qui aura contribué, le sachant ou non, à la définir au long de sa vie. Toutes les émotions se retrouveront dans l’au-delà puisque inhérentes à la nature propre et individuelle d’une personne. C’est ce que nous appelons le bagage mental et spirituel, subsistant au-delà de la mort. Il contient la somme des mérites, des renonciations, des fautes, des actes, intéressés et désintéressés, de même que, ce qui aura ému la personne, dans la joie comme dans la tristesse, ainsi qu’à l’attention des êtres souffrants dans tous les règnes.

Ce n’est qu’une fois rendu devant Le Jugement très particulier que la mémoire sera ravivée. A cet instant chacun établira forcément un lien avec celui ou celle qu’il aura été et rien ne pourra être nié. La vérité sera telle qu’elle sera. Alors serait su ce qu’il advient..

C’est fort probable, car sans établir un lien, déjà, du vivant, par la pratique du dédoublement du corps éthérique du corps physique, il est possible pour certains d’avoir accès à un contact du passé et du futur simultanément. Possible également d’avoir accès à la conscience universelle. Durant la vie terrestre, celle ci est source d’inspiration, dans bien des cas et dans différents domaines, qu’on le sache ou non. De ce fait, on a de bonnes raisons de penser que sans plus aucune limitation due à l’incarnation, les sens seront décuplés et tout contact sera instantané.

Après, qui sait ? Nul ne le sait ! Contrairement à ceux qui affirmeraient détenir la vérité. Ceux qui prétendraient être renseignés par des esprits. Ceux qui fonderaient leurs certitudes sur diverses doctrines, contemporaines surtout. Cela ne dépend pas de soi.

Maurice Guinguand mentionne dans L’infernal paradis : « N’oublions pas que chaque vie est intégrée dans un programme commun, faisant partie de ces conscience et intelligence universelles, nous ne sommes pas libres totalement, nous ne sommes libres qu’en fonction de certains critères, et nous croyons en être les détenteurs, maîtres de notre individualité, de nos perspectives d’avenir alors qu’en réalité, nous ne sommes que les instruments évoluant, pérégrinant dans un univers incompréhensible régi par des lois dont nous ne percevons pas les raisons essentielles. »

 « Nous ne sommes rien, mais nous sommes la répétition d’une autre chose dans un au-delà que nous ne concevons pas, parce que nous nous arrêtons à l’état dans lequel nous sommes. »

Ce qui vient d’être exposé relève de déductions et de projections personnelles et ne pourrait avoir de réalité propre. De plus, cela ne concernerait qu’un laps de temps terrestre suivant le décès. Temps nécessaire, relatif aux trois jours, pour que le double éthérique se sépare avec sa corde d’argent du corps physique.

On pense que durant cette phase, il serait possible de réaliser le changement d’état mais également d’en prendre conscience au fur et à mesure. D’autant qu’il y aurait perception de toutes les activités autour du défunt ainsi qu’aux alentours. On suppose que la pensée suivra le double éthérique comme durant un dédoublement, tant que la forme éthérique dépendra du magnétisme terrestre, car d’appartenance à celui ci, le double éthérique, contrairement au corps astral, demeurerait sur un plan parallèle.

Le corps astral prendrait le relais. On pourrait dire qu’il serait le réceptacle de l’esprit. Selon son rayonnement, son intensité, il poursuivrait son accession dans la lumière spiritualisant, et rapport aux mérites, il atteindra l’état qui lui est destiné. Une future réincarnation serait toujours possible si le corps astral d’un être n’était pas encore suffisamment évolué, approchant la luminosité de la lumière originelle, qui à ce stade, dispenserait alors l’esprit de toute involution. Mais le retour à une incarnation n’est pas le seul moyen, d’autres états existeraient en dehors de la matière.

On aura l’occasion de parler de la réincarnation. Celle ci a été mal compris, surtout à l’occident. Si réincarnation il y a, ce n’est ni le je, ni le moi présent qui se réincarnerait, mais plutôt la partie psychique ou son apport. C’est ce qui aura animée une personne durant la vie qui se retrouverait, latent ou prononcé, dans un nouvel individu. En bien comme en mal.

Ce passage s’effectuera sans doute par étapes. Il serait bien difficile de parvenir à les situer, comparativement au spiritisme par exemple, qui en donne un détail préfabriqué, en parlant de différents degrés de spiritualisations, ce qui paraîtrait évident, sans qu’on ne puisse rien expliquer pour autant.

Cela n’est pas aussi élémentaire et hiérarchisé comme dans un jeu vidéo fantastique, dont le but est de franchir des niveaux, en vue d’acquérir une forme d’immortalité illusoire.

 origine celeste

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